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mercredi 23 octobre 2013

Kaaris, rappeur sale et fier de l'être

Originaire de Sevran, ce rappeur tout en muscles et en punchlines percutantes fait de l'ombre à Booba avec son premier album, sobrement baptisé "Or Noir". Metronews l'a rencontré.

 


 



 


Kaaris a-t-il sorti l'album rap de cette fin d'année ? A 31 ans, le natif de Sevran publie Or Noir, un opus aussi gonflé que ses muscles. Et très attendu puisque les clips de ses morceaux "Paradis ou enfer" et "Dès le départ" totalisent des millions de vues sur Youtube. Un bon gros buzz ? "Si vous le dites, tant mieux. La vérité, c'est que c'est le titre "Kalash" qui m'a permis d'être plus exposé", dit-il, serein, à propos de son duo avec Booba sur l'album Futur.
Kaaris y donnait déjà un condensé de son style : punchlines et métaphores percutantes. Mais s'il ne faut pas voir dans le patronage du célèbre rappeur des Hauts-de-Seine un esprit de "team" à l'Américaine. "On s'appelle, nos rapports sont professionnels", assure l'artiste qui a mis plus de dix ans à percer sur la scène hip-hop français.
"Si le rap c'était de la variété, y en aurait plus à la télé"
Pour Kaaris, le rap est "un sport de combat, une compétition." Il dit "rapper sale", on le taxe de vulgarité. "La vie est crue. Je n'ai pas peur d'utiliser le concret pour dire ce que j'ai à dire", répond-il sans ambages aux critiques. Kaaris fait "des créneaux dans des vagins", et dit sans vergogne sa messe à un certain rap français, mièvre et plein de bons sentiments dont il se veut l'antithèse. Et vient prendre sa place "J'écoute tes couplets, ta 'sique : trop des barres / J't'apporte des gobelets en plastique pour ton pot d'départ", lâche-t-il. Le hip-hop qui flirte avec la variété ? Très peu pour lui.
"Pour moi, le rap, c'est le rap. Si c'était de la variété, ça se saurait, y'en aurait plus à la télé", dit-il, sûr de son fait. Comme dans le clip "Dès le départ", où on le voit s'essuyer la bouche avec un billet de cinquante euros après avoir dégusté du poulet boucané (spécialité africaine, ndlr) auprès d'une fille aux formes généreuses.
"J'aime les femmes bien en chair"
Choquant ? "C'est une manière de montrer que l'argent, ce n'est rien que du papier. Je fais comme bon nombre de rappeurs, j'aime et montre de belles femmes bien en chair, voilà tout", explique-t-il. D'ailleurs, que pensent-elles de ses titres ? "On croit trop souvent que leurs oreilles sont chastes. La vérité, c'est qu'elles adhèrent. Comme nous, elles sont des pirates." Déjà n°1 sur iTunes, le bonhomme n'a sans doute pas fini de faire parler de lui...

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